Que faire ?

Par Dany - Publié le mercredi 18 mars 2009 à 12H 00

Que faire ? Que faire face à la crise ? Ou plus exactement, face aux crises.

Car nous ne sommes pas seulement dans une crise financière ou économique qui exigerait les plans de relance classiques, par l’investissement ou par la consommation. Nous sommes au carrefour de toute une série de crises, car la difficile situation économique du moment vient s’ajouter à une crise sociale et écologique profonde, qui demande que nous réorientons fondamentalement notre consommation et nos comportements. On ne s’en sortira pas autrement : il faut renouveler en profondeur notre production : sinon, l’emploi en France et dans le monde restera durablement affecté.

Je fais ici des propositions qui misent sur l’intelligence collective, le développement de la recherche et de la formation, les savoir-faire des femmes et des hommes. Pour cela il faut un véritable plan à l’échelle européenne. Je propose dans ce livre des orientations politiques précises pour donner à l’Europe les moyens d’engager le grand plan de transformation économique dont nous avons aujourd’hui besoin.

J’aimerais que ce blog soit une contribution à cette mobilisation collective : un lieu de débat, où je pourrais répondre à des interrogations et préciser ma pensée, mais aussi un lieu d’invention qui accueillera aussi vos suggestions pour développer ensemble des perspectives d’avenir. Avec André Gattolin, qui m’assistera dans la gestion de ce blog, je vous donne donc rendez-vous dans les jours à venir.

A très bientôt

Daniel Cohn-Bendit

15 Commentaires I Que faire ?

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Françoise Cotton | lun, 04/27/2009 - 07:12

Il me semble que des propositions concrètes à l'échelle européenne pour le coût de la vie mobiliseraient davantage Je n'arrive pas à comprendre pourquoi on a laissé les prix courants être multipliés par 6.5 au moment du passage à l'euro et qu'on les laisse continuer à augmenter...

Cédric | dim, 04/26/2009 - 17:11

Une petite "critique" de "Que faire?" sur mon blog:

http://lepanoptique.free.fr/index.php/lectures/que-faire-daniel-cohn-bendit

Cédric

Gégé Delbet | jeu, 04/16/2009 - 10:04

Salut Dany,

Pour avoir, avec ton frère Gaby, ici ou là, tenter, essayer et essayer encore de secouer le cocotier conservateur de l'Education Nationale, je trouve les propositions d'Europe Ecologie sur l'Ecole assez frileuses pour ne pas dire pauvrettes ou absentes.

Pourquoi ne pas relayer les expériences de pays comme l'Ecosse ou la Finlande qui offre à l'éducation des perspectives plus solidaires, moins de compétition, plus de projets collectifs. Et de belles réussites ! Il y a des réalisations, des projets qui existent, aujourd'hui et maintenant. Comment les faire connaitre, les soutenir, ouvrir une réflexion sur leur diffusion.

Instit à l'école Vitruve, on se trouve bien isolé, de nos jours en France, où l'Education Nationale est tombée des mains des conservateurs pour se retrouver dans les bras des réactionnaires. La Droite fait son travail de sape, normal, la Gauche et l'Extrême Gauche ressassent leur vieux couplet sur l'ecole de la république et les moyens, alors qu'elle produit de l'échec, de l'exclusion et de l'ennui sans aucune autre proposition pour la changer vraiment.

Et là, Europe Ecologie ne dit rien ou pas grand chose. Alors ?

Salut et fraternité à toi, néanmoins.

Gégé

Martina Latina | dim, 04/12/2009 - 07:23

Belles lectures de Pâques ce matin : après "Il faut sauver le citoyen européen" de H. Malosse et B. Vever, votre livre, qui prend la forme davantage d'un début de réponse(s) que d'une question, et pour lequel nous sommes sans doute nombreux à vous remercier.

Bravo pour la notion de "société pollen", pour la création du "devenir Europe", bref pour la constance, l'engagement et le talent que vous mettez au service d'une mise en oeuvre : L'IMAGINATION AU POUVOIR.

Reste à savoir si "Que faire ?" est une question que nos concitoyens se posent au pluriel, à l'échelle européenne comme vous le suggérez, ou au singulier, asphyxiés qu'ils sont en grand nombre par l'angoisse de la crise, mais surtout par des médias étroits et alarmistes.

Or les élections européennes approchent à grands pas : Que faire... pour (faire) connaître les réussites et les projets européens, pour donner le goût de faire à tout niveau équipe européenne, ou plutôt de former des équipages qui maintiennent le cap ensemble, par-delà peurs et dangers, pour le Bien commun, c'est-à-dire pour que la démocratie protège en les développant justice et paix ?

Une solution aussi vieille que l'Europe résiderait dans le rappel de son nom, et dans la jeunesse qui pourrait paradoxalement en rejaillir; car le mythe d'Europe est en passe et, surtout par les temps qui courent si vite, en droit de devenir réalité : quelle restitution peut répondre à ce rapt primitif ? Il s'agit d'abord et d'une manière à première vue dérisoire, comme vous le savez, d'une princesse phénicienne enlevée par le dieu suprême des Grecs; mais Zeus-Jupiter choisit pour la "ravir" un déguisement qui mérite notre attention.

Car le taureau représente :
- d'une part l'animal sacré par excellence, notamment à travers l'espace et la durée qui virent s'épanouir le Croissant fertile au Proche-Orient,
- d'autre part ALEPH (le futur ALPHA grec), associant au profil bovin la première syllabe de sa dénomination sémitique pour former la première lettre de l'alphabet phénicien qui, par le procédé révolutionnaire du signe-son, simplifia, donc démocratisa enfin et définitivement l'écriture,
- en troisième lieu, par sa puissance aisément vérifiable même sur l'eau, une autre invention phénicienne d'envergure, puisque ce peuple mit au point à la même époque, dans la seconde moitié du deuxième millénaire avant Jésus-Christ, la navigation hauturière.

Or la Crète où Europe est censée avoir accosté, puis fait souche d'enfants et d'héritages fameux, n'était que l'avant-poste de la future Europe ! Si les Phéniciens préparèrent aussi concrètement - et discrètement - la structure de L'Europe par la circulation et la relation qu'ils développèrent dans le bassin méditerranéen, la mythique Phénicienne Europe lui donna même son nom, donc une consistance à confirmer, cultiver, partager, surtout contre vents et marées, n'est-ce pas ?

D'ailleurs, la signification revêtue pour les Grecs de l'antiquité par l'appellation d'Europe n'est-elle pas "Vaste-Vue" ? Trouvons donc les moyens de former des équipages à la vue aussi précise que perçante, aux idées larges et au pied marin ! Bon vent à vous déjà comme à vos équipes !

Élie Bajard | ven, 04/10/2009 - 16:26

J'ai lu votre livre « Que faire ?» car je vous avais entendu parler sur France-Inter de la taxe sur les transferts financiers.
Je voudrais donc alimenter votre argumentation exposée dans votre livre.
Voici quelques points:
Les responsables de gauche, Strauss Kahn et Hollande entre autres, sont favorables à une telle taxe, mais seulement si toutes les nations le font en même temps, ce qui est une manière de botter en touche. D'ailleurs Hollande qui passait après vous à France-Inter a donné comme exemple de cet impôt, la taxe sur les billets d'avion. Confusion. La taxe sur les billets d'avion est une taxe sur un service. Il augmente le prix du billet.

Je vis au Brésil qui a eu pendant une dizaine d'année (époque du président Fernando Henrique Cardoso et poursuivie sous le premier mandat de Lula) une taxe sur tous les transferts d'argent (CPMF) avec un taux qui n'a cessé d'augmenter. Au moment de sa suppression le taux était parvenu à 0,27%. Il était prélevé par les banques elles-mêmes. Il est donc faux de dire qu'on ne peut l'instaurer que si tout le monde le fait et faux de dire que la procédure n'est pas administrable. Cet impôt a été supprimé sous le deuxième mandat de Lula (et contre son gré), non parce qu'il était impertinent mais parce que la pression fiscale était telle que le premier impôt que l'opposition a pu supprimer pour réduire le poids des impôts a été celui-là.

Toute sortie d'argent du Compte Courant était soumise à cet impôt : argent transféré sur livret, argent du chèque, argent retiré au distributeur. Ainsi l'argent placé sur un livret était soumis à cet impôt. Quand il revenait sur le compte courant, il en était exempt mais lorsqu'il sortait ensuite pour payer les fruits et légumes, il était de nouveau prélevé. Un tel impôt avec taux très faible ramasse des sommes faramineuses. Les classes populaires ne le paient qu'une fois en retirant leur salaire.
Le montant de 0,1% sur un salaire minimum est bien faible. Il est complètement indolore. Ceux qui jonglent avec des milliards plusieurs fois par jour y laissent peu proportionnellement mais beaucoup en sommes cumulées.
Cet impôt ne porte ni sur les biens, ni sur le travail, ni sur la consommation mais sur le transfert d'argent. Lorsqu'il est faible, il ne dissuade aucun spéculateur à la recherche d'un gain plus élevé. Il est incroyable que dans notre organisation financière du monde, seul le transfert d'argent échapppe aux taxes. Les opérations bancaires seraient mise à contribution alors qu'aujourd'hui les banques échappent en grande partie à l'impôt.

Il est donc faux de dire qu'un tel impôt n'est pas applicable dans une seule nation car le Brésil l'a fait. Il faut au contraire l'appliquer immédiatement en France pour ensuite convaincre l'Europe entière de le généraliser.

Espérant que vous pourrez utiliser l'exemple du Brésil où je réside ordinairement pour étayer votre argumentaire, et osant espérer une réponse de votre part, je vous prie de croire à mon soutien.

Élie Bajard
emebaj@uol.com.br

alan smithee | ven, 04/10/2009 - 14:33

C'est moi ou tu as encore volé un titre à Lénine ?
http://www.contre-informations.fr/classiques/lenine/que.pdf

il vaut surement mieux lire l'original d'ailleurs...

Georges-Henri Martin-Dupont | dim, 04/05/2009 - 19:54

J'aime bien Daniel Cohn-Bendit parce qu'il fourmille d'idées intelligentes sans référence marxiste. Et cela, j'adore. J'aime aussi son honnêteté intellectuelle. "Forget 68", il fallait le faire !

Il est clair que la société va être confrontée dans un avenir proche à un problème écologique majeur.

Ce n'est pas nouveau, dans les années 60, le club de Rome prônait déjà la croissance zéro. René Dumont écrivait aussi "seule une écologie socialiste". Pourquoi ? Parce que la préservation de la planète ne peut pas être prise en compte par une société qui ne serait gouvernée que par l'économie de marché.

Le marché ne sait pas apprécier les coûts de destruction de la planète : le coût d'une destruction irréversible est de toute façon infini. Mais une société administrée à la façon des soviétiques a aussi montré sa totale inertie : c'est alors l'irresponsabilité généralisée, la dilution de la responsabilité dans le parti unique.

Que faire ? Mais la solution est à notre portée ; il faut laisser reposer l'économie sur le marché, mais borner son champ d'activité. L'Etat doit veiller à l 'intérêt général en définissant des limites plus étroites à l'économie de marché. Il peut aussi redéfinir les règles de l'entreprise, de sorte que ses acteurs soient plus responsables, car plus concernés par les conséquences locales de leur activité.

C'est pourquoi je propose non pas l'opposition du capitalisme et du socialisme, mais leur alliance. Je développe les idées qui soutendent cette vision dans mon livre "Petit florilège de pensées indécentes, sociales et politiques", dont on peut trouver les références sur mon blog "www.capital-socialiste.blogs.fr".

Georges-Henri Martin-Dupont

Georges HERVE | jeu, 04/02/2009 - 17:42

Je viens de visionner l'extrait de l'entretien que tu as eu avec Edgar Morin.
Comment peut-on accéder à la totalité de cet entretien ?

Comme vieux (77 ans) militant de l'éducation (nouvelle), je trouve que le programme d'Europe Ecologie est un peu court sur ce sujet. Je te renvoie à deux ouvages d'Edgar Morin, "Les sept savoirs nécessaires à l'éducation du futur" (Seuil, 2000) et "La tête bien faite".

Edgar Morin ne manque jamais une occasion pour souligner que l'éducation occupe une place essentielle pour la métamorphose de la société - et donc d'abord de la pensée.
Or aussi bien les accords de Lisbonne que la politique de Sarkodarcopécresse massacrent littéralement l'éducation en la réduisant à la formation (formatage) des jeunes pour qu'ils soient des serviteurs fidèles du système économique actuellement mondialisé.

Denis Guedj a lancé une nouvelle forme de manif, la ronde des obstinés. Il faudrait que cette forme d'action soit reprise par l'ensemble des acteurs des domaines victimes de la politique de Sarko pour qui la société n'est qu'une entreprise dont l'objectif est de "faire du fric " (Adam Smith disait "de produire des richesses"). Il se pose en PDG, assisté par un CA servile (ses ministres), et une cascade d'exécutants de ses ordres depuis la haute administration jusqu'à la base.

Pour réunir les gens, il est souvent plus aisé de leur proposer de s'unir "contre" : après, on peut leurs proposer de s'unir "pour".

Un peu de pub pour terminer :

- deux ouvrages collectifs récents : "Ecole : changer de cap" et "Idées-forces pour le 21e siècle", tous deux aux Editions Chroniques Sociales de Lyon (avec un texte d'Edgar Morin dans chacun)

- le site http://assoreveil.org du réseau que j'anime.

Nicolas | dim, 03/29/2009 - 00:48

Bonjour,

Je suis étudiant en IUT de chimie à Orléans.

En 2007 , la loi sur les autonomie des universités(LRU) a été voté, puis a paru dans le journal officiel pendant les vacances d'août (le gouvernement aime bien cette période...).

A vrai dire, mon IUT est menacé, car en gros la loi veut une privatisation des universités comme dans le système anglais, et malheureusement les subventions publiques vont être diminuées

Pensez-vous qu'une école payante oû les classes moyennes sont obligées de faire face à des prets pour payer des études est une solution?
Est-ce que l'entrée des entreprises dans les campus est la bonne solution?

J'aimerais savoir votre position vis-à-vis de l'école de demain et si vous avez des réformes à proposer, et si oui, quelles sont-elles?

Pour ne pas vous mentir, je suis le mouvement étudiant qui essaie de faire pression contre le gouvernement,mais je me remets toujours en question: est-ce le bon choix que de se "rebeller"?

Nicolas Sarkozy dans son allocution dit :"Les étudiants manifestent tous les ans,c'est une tradition française".

A en écouter SUD étudiant et l'UNEF tout va mal, mais quand je parle avec un ami sénégalais qui me dit: "Chez vous, le prix des pâtes augmentent de 50%: vous gueulez! Chez moi les pâtes augmentent de 300%,on gueule toujours pas".

Ces étudiants se voient tous le temps par reflet de 68 (et ce n'est pas des bétises), les slogans sont limites les mêmes (allez visiter quelques sites de mouvement dans les sections slogans).

Je suis aller sur wikipédia: le 1er mouvement étudiant date de 1443!! Je crois que la révolte fait partie de nos gênes...

Est-ce que la contestation est une bonne chose?

Je voulais dire ce que je ne regrette pas c'est l'esprit de solidarité et de fraternité qui me sorte du système individualiste qu'est la France aujourd'hui.

Vendredi 27 mars,nous avons occupé le rectorat (http://www.wat.tv/video/occupation-rectorat-fr3-centre-1d9be_1btjk_.html) et vous ne pouvez pas imaginer comment on est avec les autres étudiants et enseignants dans cette situation: on discute,on prête, on donne, quand on chante on fait partie d'une même famille.

J'ai donné à manger la moitié de mon sandwich à un autre étudiant alors que cette situation ne se serait jamais produite spontanément. J'ai discuté pour la 1er fois de ma vie avec un prof de sa vie et de ses emmerdes comme on dit.

Enfin, j"ai vu votre discours au Parlement européen face à Sarkozy... si vous pouvez faire le même dans un JT de 20h de Tf1 non censuré, ce serait génial! Vous avez trop assuré.

Je me dis au moins que dans ce monde de fous, il ya des gens qui ne pensent pas qu'à leur nombril et qui n'ont pas la langue de bois.

Dernière question et après je vous embête plus:
Pensez-vous que la France sera et restera conservatrice pour le peuple?

Continuez, je vote pour vous!
Pour moi vous êtes le Voltaire des temps modernes.

Lhuissier Nicolas

Georges-Henri Martin-Dupont | dim, 04/05/2009 - 19:30

Nicolas,

J'aime bien ton message. En 1981, je faisais le "V" de la victoire en doublant sur l'autoroute, avec ma fiat 127, des gars dans des mercedes qui étaient tellement éberlués de la victoire de Mitterrand qu'ils en oubliaient d'appuyer sur le champignon !

Aujourd'hui, je vote Sarko....Il faut dire que j'ai juste quelques années de moins que Dany. La LRU, il faut que tu la lises toi-même au lieu de croire ce qu'en dit l'UNEF. Rien n'impose dans cette loi une dérive à l'anglo-saxonne.

En revanche, le système actuel est à bout de souffle. Il faut agir concrètement et non pas resté figé sur des théories politiques fumeuses.

Ce que j'aime chez Daniel Cohn-Bendit, c'est une certaine honnêté intellectuelle.

Forget 68. Oui. La jeunesse a dit ceci ou cela sans trop connaître la vie...tout simplement.

Sur mon blog www.capital-socialiste.blogs.fr, je propose une autre société, qui est une alliance du capitalismet et du socialisme. Jette-z-y un coup d'oeil ! DCB y est aussi le bienvenu.

David | jeu, 03/26/2009 - 19:43

Cher Dany Cohn-Bendit,

J'aimerais que tu développes ta vision sur l'évolution des services publics dans ton projet d'une société "interindividuelle" (cf Que faire).

Je pense que les services publics sont des intermédiaires indispensables dans la mise en oeuvre d'une véritable politique écologique. A mon avis, la libéralisation des services proposée comme modèle aujourd'hui est un contre-sens dans une politique écologique efficace. En effet, une entreprise privée a pour préoccupation essentielle d'assurer une rentabilité financière et des objectifs productivistes dans la quasi-indifférence du monde physique et social qui l'entoure. Ce monde étant souvent perçu comme une source de richesse quasiment infinie.

Malgré le "greenwashing" de certaines de ces sociétés (véhicules verts, énergie verte, avions qui carburent aux algues... ), personne ne peut être trompé sur la nature réelle de leur principal objectif: vendre, vendre et vendre encore...

De plus, on voit bien avec la crise financère que le système économique actuel résiste à toute moralisation et que sans politique coercitive forte il agira comme un frein aux réformes écologiques que tu proposes.

Pour illustrer mon propos sur la mise en danger des services publics je prendrai comme exemple l'ONF (Office National des Forêts) dont les objectifs de rentabilité (en terme de coupe de bois) sont renforcés par la politique actuelle au risque de s'éloigner d'une gestion de terrain plus respectueuse. On a vu l'exemple des forêts boréales canadiennes littéralement massacrées dans les années 2000 à cause d'une gestion purement productiviste par l'état.

Peut-on aussi laisser nos forêts (un bien commun à tous - même si l'essentiel des forêts en France est dans le domaine privé) être "titrisées" comme de vulgaires actions comme semble le faire certains établissements financiers?

L'accessibilité aux services publics peut être remise en cause par des politiques tarifaires: on le voit bien avec les tarifs appliqués aux transports ferroviaires.

Comme toi, je n'imagine donc même pas une libéralisation totale des services (au nom du principe de la concurrence libre et non faussée) cohabitant avec une politique sincèrement écologique.

Alors que faire pour les services publics et l'intérêt général européen?

Tschüss
David

woodman | mer, 04/15/2009 - 06:44

Bonjour Dany et David,

Le débat sur la forêt est un leurre, depuis 1966 l'ONF est un EPIC (Etablissement public à caractère industriel et commercial) et doit rentabiliser son activité en équilibrant ses comptes avec la vente du bois et des services annexes (chasse, etc...).

Les personnels se sentent concernés car ils risquent leur place, mais depuis 1993 (www.inforet.org) que nous essayons de faire respecter la biodiversité dans les forêts domaniales, ils avaient tous le petit doigt sur la couture du pantalon, obéissaient aveuglément à leur hiérarchie et ne se gênaient pas pour nous envoyer paître.

Maintenant ils crachent dans la soupe en reprenant nos arguments: "oui, on nous a obligé à saccager les forêts".

Dany aide-nous (on t'a écrit il y a quelques mois pour t'alerter), il n'y a qu'au niveau européen que l'on pourra se faire entendre.

Pour vous exprimer un seul site indépendant: www.inforet.org.

(...) Plus nous seront nombreux, plus ils devront nous écouter.

Si vous aimer la forêt, sauvez la avant qu'il ne soit trop tard.

Merci à tous pour la FORÊT.

somni | dim, 03/22/2009 - 08:39

Bonjour,

J'ai bien peur que la crise financière et économique n'éclipse tout le reste. En effet, sou l'influence notamment de la crise des années 30, les pouvoirs publics n'ont qu'une seule hantise, éviter qu'elle ne dégénère en dépression généralisée. Pour cela, un moyen, injecter massivement des liquidités pour relancer l'économie...

J'aime bien le clin d'œil du titre !

Guillaume Fillon | ven, 03/20/2009 - 15:51

Bonjour Dany,

Je n'ai pas encore lu ton livre - Il vient de sortir - Mais j'ai hâte de le dévorer!

Comme tu le sais sans doute, le gouvernement souhaiterait "marchandiser" nos dimanches en nous faisant travailler plus pour dépenser plus (Le texte de loi est reporté mais jusqu'à quand?)
Or à l'heure ou l'on parle, entre autre, des désastres des crédits revolving (ces généreux mécènes de la grande distribution), ne serait-il pas temps de nous mobiliser contre ce mode de vie qui nous transforme en portefeuille ambulant?

Quelle est ta position sur le sujet? Accepterais-tu de signer la petition qui figure sur www.sauvonsledimanche.fr en explicitant ta position que nous pourrions publier?

Amitiés
Guillaume Fillon

Anonyme | mer, 03/18/2009 - 20:20

j'attendais depuis un moment que tu ecrives sur la question.
A bientot

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Daniel Cohn-Bendit

Daniel Cohn-Bendit est député au Parlement européen. Il est porte-parole des listes écologistes européenes aux élections du Parlement européen et tête de liste Europe Ecologie en Ile-de-France.

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Daniel Cohn Bendit

Petit traité d'imagination politique à l'usage des Européens. « Changer notre économie et notre façon de vivre : la crise nous y pousse, la menace écologique nous l’impose, l’Europe devrait nous le permettre, vous et moi en avons envie ; mettons ensemble l’imagination au pouvoir.


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